Ce qu'il faut savoir avant de se lancer
La pose flottante de parquet stratifié est l'un des revêtements de sol les plus accessibles en DIY : système de clips à emboîter, pas de colle dans la plupart des cas, et un résultat qui pardonne davantage que le carrelage en cas de petit défaut d'alignement.
Le point à vérifier avant d'acheter le matériel : si vous vivez en copropriété, le règlement peut imposer une sous-couche acoustique minimale pour limiter les nuisances sonores chez le voisin du dessous. Ce n'est pas qu'une question de confort — certains règlements de copropriété en font une obligation contractuelle, avec des conséquences en cas de plainte du voisinage.
Outils de base : cales de dilatation (à placer en périphérie pour laisser l'espace de dilatation nécessaire), scie sauteuse ou circulaire pour les découpes, maillet et tapette pour emboîter sans abîmer les lames, sous-couche isolante (phonique et/ou thermique selon le cas), cutter pour découper la sous-couche.
Étapes clés du projet
- Vérifier la planéité du sol : une tolérance dépassée nécessite un ragréage avant la pose, sous peine de jeu ou de bruit de "clic" au passage.
- Dérouler la sous-couche en veillant à ne pas la faire chevaucher (juxtaposition simple, jamais de superposition).
- Poser la première rangée contre un mur, cales de dilatation en place, lames orientées dans le sens de la lumière principale généralement.
- Emboîter les lames suivantes avec le maillet et la tapette, en veillant à un clic net sans forcer.
- Décaler les raccords d'une rangée à l'autre pour éviter un alignement visuel des joints (effet "brique").
- Retirer les cales de dilatation une fois la pose terminée et poser les plinthes ou barres de seuil pour masquer le jeu périphérique.