Ce qu'il faut savoir avant de se lancer
Poser du carrelage soi-même est réaliste sur un support déjà préparé (chape plane, propre, sèche). C'est nettement plus exigeant que la peinture : la moindre erreur de planéité ou d'alignement se voit à vie, et une reprise implique souvent de tout déposer.
Outils de base : niveau laser ou à bulle, croisillons (épaisseur selon le joint souhaité), coupe-carreaux manuel ou disqueuse avec disque diamant pour les découpes complexes, spatule crantée adaptée au format du carreau, taloche caoutchouc pour le jointoiement, mélangeur pour la colle.
Temps réaliste : la pose proprement dite est plus rapide qu'on ne l'imagine, mais le calepinage (calcul de l'implantation pour éviter les petites chutes disgracieuses en bordure) et le séchage de la colle avant jointoiement (24 à 48h) rallongent le calendrier.
Le point de vigilance n°1 : en zone humide (salle de bain, douche), l'étanchéité doit être traitée avant la pose du carrelage, avec un système dédié (SPEC / DTU 52.2). Poser du carrelage directement sur un support non traité ne protège pas contre les infiltrations, qui restent invisibles pendant des mois avant de se manifester par des dégâts sur les pièces voisines ou en dessous.
Étapes clés du projet
- Vérifier la planéité du support avec une règle de maçon : un écart de plus de quelques millimètres nécessite un ragréage avant toute pose.
- Faire le calepinage : déterminer le point de départ pour centrer les découpes et éviter des lisérés de carrelage trop fins sur les bords visibles.
- Encoller par petites zones avec la spatule crantée, pour éviter que la colle ne fasse une croûte avant la pose du carreau.
- Poser en insérant les croisillons, en vérifiant régulièrement l'alignement au niveau.
- Laisser sécher selon les préconisations du fabricant de colle avant de marcher dessus ou de jointoyer.
- Jointoyer à la taloche caoutchouc, en travaillant en diagonale pour bien remplir les joints, puis nettoyer l'excédent avant séchage complet.