Ce qu'il faut savoir avant de se lancer
Un kit solaire plug-and-play (posé sur un balcon, une façade ou une toiture, branché sur une prise secteur) donne l'impression d'un geste aussi simple que brancher un appareil électroménager. Administrativement, ce n'est pas tout à fait le cas : une déclaration reste obligatoire, même pour un seul panneau, même sans revente du surplus d'électricité au réseau.
Ce guide couvre le cas d'un kit léger (1 à 2 panneaux). Pour une installation de plusieurs panneaux fixés en toiture, avec micro-onduleurs ou batterie de stockage, les démarches changent d'échelle — voir notre guide sur l'autoconsommation solaire au-delà du kit plug-and-play.
La déclaration Enedis : obligatoire même en autoconsommation totale
Dès qu'une installation photovoltaïque est raccordée au réseau électrique du logement — y compris en autoconsommation totale, sans aucune injection ni revente — une déclaration auprès d'Enedis est obligatoire. Le principe : toute production domestique d'électricité, même modeste, est soumise à cette obligation dès qu'elle est connectée à votre installation électrique intérieure.
Concrètement, il s'agit de signer une convention d'autoconsommation (CAC) via une demande de raccordement simplifiée sur le portail en ligne d'Enedis. La démarche est gratuite et se fait entièrement en ligne, en une dizaine de minutes.
Déclaration en mairie : rarement nécessaire pour un kit balcon
Pour un kit de 1 à 2 panneaux posés sur un balcon ou une terrasse, une déclaration préalable de travaux n'est généralement pas requise. Elle le redevient au-delà de ce type d'installation légère, ou si le logement se situe dans un secteur protégé (abords d'un monument historique, site classé) — auquel cas mieux vaut vérifier auprès de votre mairie avant de poser quoi que ce soit.